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Marché de la vidéosurveillance | « Un repli conjoncturel »

Selon les chiffres publiés le 8 juin par l’Ignes, en 2010, le marché français pour la vente d’équipements électroniques de vidéosurveillance s’est globalement établi à 220 millions d’euros...

Word TemplateSelon les chiffres publiés le 8 juin par l’Ignes, en 2010, le marché français pour la vente d’équipements électroniques de vidéosurveillance s’est globalement établi à 220 millions d’euros (en valeur des fabricants et première mise sur le marché). Il a connu, tout au long de l’année 2010, un ralentissement par rapport à sa croissance soutenue des années antérieures. Une concurrence plus intense, qui a conduit à une baisse des prix, et une stabilisation de la demande, en raison de marchés publics en demi-teinte, sont les deux facteurs qui ont joué simultanément.


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Répartition du marché en valeur des constructeurs

Sur un marché global de vidéosurveillance estimé à 220 millions d’euros, la part d’Ignes totalise 30 millions d’euros.
Les 45 constructeurs présents en France réalisent un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros, les 40 millions d’euros restants étant le fait des importateurs-intégrateurs.


> Les fabricants se répartissent selon leurs types de produits comme suit :

– 30 sociétés pour la capture d’images
– 30 sociétés pour l’enregistrement
– 8 sociétés pour la visualisation
– 24 sociétés pour les logiciels/l’intégration.
La capture d’images représente 50 % du marché en valeur.

Des facteurs encourageants pour 2011

La mise en place de standards d’interopérabilité commence à porter ses fruits. Des produits compatibles « Onvif » (Open Network Video Interface Forum) ou « PSIA » (Physical Security Interoperability Alliance) arrivent sur le marché et deviennent plus facilement interconnectables. La normalisation européenne est maintenant portée au niveau international à la CEI et contribue à la stabilisation des standards.
Les performances des réseaux de communication sont très favorables. Les caméras haute définition et méga-pixels se multiplient, ce qui génère des images de grande qualité, en conséquence une meilleure utilisation et un meilleur bénéfice pour les utilisateurs. Les composants des réseaux IP représentent environ 30 % du marché.
Dans un futur proche, le développement des algorithmes d’analyses d’images conduira à une image en 3D. Cette avancée donnera une troisième dimension à l’analyse d’objets pour en améliorer l’utilisation et la valeur ajoutée dans la gestion des systèmes interconnectés.
La vidéosurveillance devient un outil de gestion sécuritaire, son futur est lié à sa capacité d’intégration aux autres systèmes de sécurité des bâtiments, tels que le contrôle d’accès ou la détection d’intrusion.

Ignes en quelques mots


Le Groupement des industries du génie numérique, énergétique et sécuritaire est né en janvier 2011 de la fusion de quatre syndicats professionnels (Domergie, Gimes, Gisel et Sycacel). Cette fusion découlait de deux années d’échanges entre les syndicats, qui partagent les mêmes valeurs et ont une analyse commune de la mutation de leur secteur face à la révolution numérique et énergétique.

Le nouveau groupement représente donc collectivement les intérêts des industries de l’installation électrique et de la domotique, de la sécurité électronique, de l’éclairage de sécurité et de la protection et du support de câblage.

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