Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Risques industriels et environnementaux

Les patrons de TPE sont stressés

Un quart d’entre eux a rencontré des problèmes de santé dont 72 % sont liés à l’anxiété et au stress dans une période économique incertaine. En parallèle, ils sont plus de 42 % à faire état d’une dégradation de l’exercice de leur fonction.

La 47édition du Baromètre des TPE, réalisée par l’Ifop pour Fiducial auprès des très petites entreprises *, dresse un état des lieux de la santé des patrons de TPE. Un quart d’entre eux a rencontré des problèmes de santé dont 72 % sont liés à l’anxiété et au stress dans une période économique incertaine. En parallèle, ils sont plus de 42 % à faire état d’une dégradation de l’exercice de leur fonction. Face à ces situations, le conjoint est le premier interlocuteur des dirigeants d’entreprise.

Le stress et l’anxiété : ennemis n° 1 des dirigeants de TPE

Si les dirigeants de TPE s’estiment globalement en bonne santé (7,2 en moyenne sur une échelle de 1 à 10, 10 signifiant une excellente santé), seuls 21 % déclarent être en très bonne santé contre 30 % qui considèrent être dans une forme physique plutôt mauvaise.

Point notable, 24 % des personnes interrogées reconnaissent avoir eu des problèmes de santé au cours des deux dernières années en raison de leur activité ou de leur fonction de chef d’entreprise. Ces pathologies se manifestent autant par des soucis physiques (69 %) que par de l’anxiété et du stress (72 %). Ce sont 58 % d’entre eux qui ont consulté un professionnel de santé qui a prescrit des médicaments dans 87 % des cas et/ou un arrêt de travail (20 %). Néanmoins, 42 % des dirigeants déclarant avoir rencontré des problèmes de santé ont refusé de recourir à un médecin.

Ils sont 35 % des patrons de TPE à ressentir un fort niveau d’anxiété et 33 % un niveau modéré contre 32 % qui s’estiment peu ou pas du tout anxieux. Ils imputent majoritairement leurs problèmes de stress aux difficultés économiques de leur entreprise et à la détérioration du climat général des affaires : 32 % évoquent des incertitudes sur leurs perspectives d’activité, 29 % une pression importante des clients, 22 % un manque de trésorerie et/ou une réduction importante de leur volume d’activité (18 %). Un tiers des dirigeants (34 %) cite également une charge de travail trop élevée.

Une dégradation des conditions d’exercice de la fonction de chef d’entreprise

Les dirigeants sont une très grande majorité (78 %) à estimer difficile l’exercice de leur fonction. Cette perception atteint même 89 % chez les employeurs, ainsi que dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (91 %) et du commerce (89 %). Ce sentiment largement partagé fait notamment écho aux récents désordres économiques puisque 42 % des dirigeants (52 % parmi les employeurs) estiment que les conditions d’exercice de leur activité se sont dégradées au cours des deux dernières années (contre 11 % seulement qui perçoivent une amélioration).

La famille, premier refuge des confidences des dirigeants

En cas de difficultés, les dirigeants de TPE se tournent d’abord vers leur famille pour exprimer leurs inquiétudes. Ils font le choix de les partager prioritairement pour 65 % d’entre eux avec leur conjoint, épargnant ainsi leurs parents (13 %) et leurs enfants (9 %).

En dehors du cercle familial, ils en discutent en premier lieu avec leur expert-comptable (22 %) puis avec leurs amis (17 %). Leurs inquiétudes sont très peu partagées dans leur environnement professionnel immédiat car seulement 12 % des dirigeants en font part à un collègue et 8 % à leurs salariés. Enfin, 15 % des patrons déclarent garder leurs inquiétudes professionnelles pour eux sans vouloir ou pouvoir les partager avec leur entourage.

* Méthodologie de l’étude : échantillon de 1 003 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés, raisonné sur les critères secteur d’activité de l’entreprise, taille de l’entreprise, région d’implantation de l’entreprise et interrogé par téléphone du 9 au 18 juillet 2012. Des résultats nationaux représentatifs : redressement selon les données Insee pour la meilleure représentativité de cette composante du tissu économique français.

Commentez

Participez à la discussion