Gérer les risques
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Santé et qualité de vie au travail

Le rapport Lecocq veut réunir les organismes de la santé au travail en un “guichet unique”

Porté par la députée LREM Charlotte Lecocq, ce rapport suggère au gouvernement de fédérer l’ensemble des acteurs de la santé au travail en un « guichet unique » par région. Piloté par un organisme national, ce projet vise à simplifier les services aux entreprises et à « renforcer la prévention des risques professionnels. »

Révélé par le magazine spécialisé « Santé & travail », un rapport porté par la députée LREM Charlotte Lecocq dénonce la complexité du système de gestion de la santé au travail pour les entreprises. Remis ce 27 août au Premier ministre, Edouard Philippe, à la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, il recommande de simplifier l’accès aux acteurs de la santé au travail. De sorte à « assurer aux entreprises et à leurs salariés un meilleur service et une plus grande visibilité de l’action des acteurs de la santé au travail ». Pour ce faire, l’idée serait de rassembler acteurs et organismes en une structure unique de prévention, « France Santé Travail ».

Une seule structure
Concrètement, le rapport préconise que cette structure, sous la forme d’un organisme public, soit pilotée par les ministères du Travail et de la Santé. Sous son égide, les principaux acteurs de la santé et de la sécurité au travail devraient y figurer. A savoir l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et l’Organisme dédié à la prévention dans le bâtiment et les travaux publics (OPPBTP). Lequel aura notamment pour mission d’orchestrer les structures régionales dans le cadre du Plan Santé Travail.

De nombreux services de prévention des risques
Sur le plan organisationnel, cette structure devrait se décliner au niveau régional en un « guichet unique ». Celui-ci se chargerait de nombreux services aux entreprises, tels que le suivi individuel obligatoire de l’état de santé des employés, la sensibilisation et la formation à la prévention des risques, l’aide au maintien dans l’emploi ou encore l’adaptation du poste de travail.

Une seule cotisation par an
Côté finances, le rapport prévoit également de simplifier les versements des employeurs grâce à une « cotisation unique Santé Travail » qui serait directement récoltée par l’Urssaf. Rappelons que selon les dernières estimations de l’Assurance maladie, l’année 2016 a enregistré 626 000 accidents du travail et 49 000 maladies professionnelles.

Ségolène Kahn

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