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Sûreté et sécurité

Le cyber-risque et les tensions sociales en tête des menaces pour les assureurs

A l’occasion de la deuxième édition de son baromètre sur les principaux risques émergents, la Fédération Française de l'Assurance (FFA) a dressé une cartographie des menaces à court et moyen terme, selon leur probabilité d’occurrence et leur impact potentiel.

La Fédération Française de l’Assurance (FFA) a présenté la cartographie des principaux risques émergents susceptibles de retentir significativement sur le secteur de l’assurance et de la réassurance en France. Dévoilé à l’occasion des 27e rencontres du Risk Management AMRAE [Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise], ce baromètre considère le cyber-risque comme la menace la plus prégnante. En deuxième position, le risque de tensions sociales, qui avait été anticipé lors de l’édition de 2018, progresse également à court terme.

Des risques identifiés par les principaux directeurs d’assurances
Pour évaluer ces futurs risques, la cartographie mesure « la probabilité d’occurrence » et « l’impact potentiel » de 23 risques émergents à court et à moyen termes, soit d’ici 1 à 5 ans. Déterminés par les directeurs des risques de 41 sociétés d’assurance et de réassurance, ces risques sont répartis en six catégories : économique, environnemental, politique, sociétal, technologique et réglementaire. D’emblée, le risque cyber apparaît comme la menace la plus redoutée aujourd’hui en raison de « ses conséquences économiques et géopolitiques potentielles », indique la FFA dans un communiqué. Autre menace particulièrement redoutée : les tensions sociales dues aux événements économiques et sociaux tels que ceux qui touchent la France depuis novembre 2018. « Cependant, l’impact direct d’un tel risque est plutôt faible », estiment les auteurs de l’étude.

De nombreuses incertitudes politiques et financières
Mais d’autres risques se dessinent : la surliquidité bancaire (l’extrême volatilité des valeurs) alimente les bulles spéculatives, le climat augure des catastrophes naturelles toujours plus violentes, la réglementation se muscle et les incertitudes liées au Brexit s’intensifient. Les assureurs et réassureurs craignent des incertitudes de plus en plus nombreuses et complexes. Et c’est sans compter la menace de la disruption qui, à l’horizon 2022, devrait mettre au cœur des préoccupations les nouvelles technologies telles que la blockchain, les plateformes numériques ou l’intelligence artificielle.
Depuis sa création en 2018, ce baromètre a vocation à être renouvelé chaque année pour enrichir les exercices Own Risk and Solvency Assessment (ORSA), auxquels les assureurs et réassureurs sont tenus de participer dans le cadre de la directive européenne Solvabilité 2.

Ségolène Kahn

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