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Risque incendie

Le CNPP certifie un logiciel de vidéosurveillance détecteur de fumée

Mis au point par la start-up belge Araani, le logiciel SmokeCatcher détecte les départs de feu en analysant les images fournies par la caméra de vidéosurveillance dans laquelle il est installé. Récemment, le dispositif a été passé au crible par le Centre National de Prévention et de Protection (CNPP) pour garantir son efficacité.

La start-up belge Araani, déjà primée en France en 2018 par les Trophées de la sécurité, consolide son positionnement dans l’Hexagone. Son logiciel SmokeCatcher, embarqué à bord d’une caméra de vidéosurveillance signée Axis communications, est doté d’algorithmes capables d’analyser chaque image afin de détecter la fumée d’un départ de feu. Particulièrement utile dans les situations où la détection incendie traditionnelle ne convient pas, ce dispositif vient d’être approuvé par le Centre National de Prévention et de Protection (CNPP).

Une batterie de tests
C’est sous les lustres de l’ambassade de Belgique, près de la place de l’Étoile à Paris, que la start-up a présenté officiellement le 12 mars dernier son nouveau dispositif estampillé CNPP Certified N°12.19.221. La cérémonie s’est tenue devant un parterre de sapeurs-pompiers, assureurs, bureaux d’études, partenaires et représentants de la Fédération Française des Métiers de l’Incendie (FFMI). Le marché français étant soumis à des réglementations très strictes, il était important pour l’entreprise de pouvoir brandir une certification. La solution a donc été soumise à tout un arsenal de tests destinés à garantir la précision et la fiabilité de son système de détection. Contrôles optiques, climatiques, champs électromagnétiques CEM, tests de fiabilité et tests fonctionnels ont donc été rigoureusement appliqués au duo logiciel-caméra. Des tests ont également été effectués selon les types de foyer risquant de s’embraser, à savoir la mousse, les bûchettes de hêtre, ou encore le coton.

Une alternative contre le risque de fausse alarme
Ce système a été pensé pour prendre le relai lorsque d’autres systèmes plus traditionnels ne sont pas adaptés à certains environnements. Par exemple si les plafonds sont trop hauts, les courants d’air trop puissants, ou bien quand ils sont exposés quotidiennement à des produits chimiques, de la poussière et de la vapeur. Dans ce type de situations, le temps de détection par un détecteur de fumée traditionnel risque d’être trop long et le nombre de fausses alarmes trop élevé. D’où l’intérêt d’une détection par analyse vidéo. Enfin, outre le CNPP, la solution est en passe de décrocher la certification de l’association belge de prévention de l’incendie et du vol (ANPI) selon les spécifications techniques ISO TS7240-29:2017 relatives aux systèmes de détection d’alarme incendie.

Ségolène Kahn

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