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Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

Hyperion Seven innove avec un drone sans risque de chute

Dédié à la surveillance de manifestations sportives et de sites industriels cet aéronef embarque un dispositif qui l'empêche de tomber en cas de fortes rafales de vent, panne de moteur ou tout autre incident.

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Le drone embarque une voile ascensionnelle qui se déploie en cas d’incident. © Hyperion Seven

Les Jeux Olympiques 2024 vont constituer une formidable vitrine pour les acteurs du monde de la sécurité. La start-up grenobloise Hyperion Seven l’a bien compris. Issue du monde de la recherche, elle a été créée par sept associés. Fondus de rugby dont deux chercheurs de l’Université Lyon et du CNRS. L’entreprise s’adresse avec un drone innovant aux organisateurs d’événements sportifs et culturels ainsi qu’aux opérateurs de sites industriels et sensibles.

Soutien technique de la DGAC 

Cet aéronef construit sur mesure par l’entreprise Hexadrone a pour mission de surveiller les manifestations et les territoires. Grâce à sa capacité à éviter tous risques de chutes. Une innovation qui a d’ailleurs valu à Hyperion Seven de faire partie, tout récemment, des start-up sélectionnées pour les challenges DeepTech, Usine du futur, Health tech, et mobilité durable. « À l’origine, nous avions l’idée de concevoir un drone pour filmer des matchs de rugby » ; se souvient Olivier Nier, PDG de l’entreprise et par ailleurs chercheur au laboratoire Label L-Vis de l’Université de Lyon 1.

Sachant que, pour l’heure, la réglementation interdit le survol de public par un drone classique. Les cofondateurs de la startup se sont rendus à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour y recueillir les conseils de ses experts. C’est d’ailleurs avec cette administration que le projet de drone a été mené de bout en bout. Hyperion Seven compte, parmi ses cofondateurs, Philippe Grandjean le « Monsieur Drone » du CNRS, également expert en imagerie aérienne à l’Université Lyon1.

Voile ascensionnelle embarquée

Bardé de brevets, ce drone a bénéficié essentiellement de fonds propres ainsi que d’aides de Bpifrance et de la région Aura (Auvergne-Rhône Alpes). Point fort, un câble le relie à un treuil fixé au pied d’une perche télescopique qui, selon les cas de figure, mesure 7 mètres ou 20 mètres de long. En cas de fortes rafales de vent, de panne moteur ou tout autre événement susceptible de faire tomber le drone, une voile ascensionnelle embarquée dans l’aéronef se déploie automatiquement de manière à assurer un retour en douceur au point haut de la perche.

Pour l’heure, la start-up dispose d’un premier prototype fonctionnel. De quoi assurer des prestations de prises de vues lors d’événements sportifs. Toujours en partenariat avec le constructeur stéphanois Hexadrone. La startup construit un second prototype dédié cette fois-ci à la surveillance des sites industriels ou sensibles soit en mode automatique (de type geofencing) soit en mode pilotage à vue. Cette fois, il embarquera un câble très fin en téflon d’un rayon d’action de 200 mètres.

Partenariat avec Matra Électronique

Fourni par l’entreprise Gore, cet ombilic alimentera en énergie électrique le drone et assurera le transfert de données grâce à une fibre optique intégrée afin de protéger le drone contre les risques de brouillage. En outre, l’aéronef comportera un système de sécurité de rapatriement automatique. Dans la foulée de ce prototype, la société prévoit un troisième. Particularité, il embarquera une « Contrôl Box ». « À savoir une carte électronique développée en partenariat avec Matra Électronique pour renforcer les mesures de sécurité », indique le PDG d’Hyperion Seven.

Eliane Kan

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