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Santé et qualité de vie au travail

Great Place To Work ajuste son palmarès à la crise sanitaire

Face à la crise du Covid-19, le label des entreprises où il fait bon vivre a décidé de réadapter ses critères de sélection. Il intègre désormais un questionnaire sur la capacité organisationnelle et managériale des entreprises face à la crise sanitaire.

Avec la crise sanitaire de 2020 et la seconde vague de Covid-19, le télétravail généralisé change la donne des critères du bien-être au travail. Ce nouveau mode de travail souvent mis en place dans l’urgence ébranle le modèle managérial des entreprises. Lesquelles doivent réinventer leur manière de travailler. C’est pourquoi Great Place To Work France, qui établit un palmarès des entreprises où il fait bon vivre, réadapte son questionnaire. Désormais, le label intègre un outil pour mesurer le niveau de Smart Working des organisations. Ce qui signifie leur capacité à mettre en place de bonnes conditions de travail dans ce contexte de crise sanitaire.

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Le label Great Place To Work a décidé de mesurer la capacité organisationnelle des entreprises à relever le défi de la crise. Tout en maintenant la qualité des conditions de travail pour les employés. © Cengiz Sari pour Unsplash

Un nouveau questionnaire

Ce nouvel outil baptisé Trust Index reprend la méthodologie habituelle du palmarès. Et ce, en interrogeant les collaborateurs sur leur perception des pratiques managériales de leur entreprise. Ensuite, le label réalise une analyse croisée des données. Cette mesure intègre les outils, les pratiques et le cadre de travail à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise. De sorte à ne pas délaisser les collaborateurs en télétravail.

 De nouvelles pratiques

« Les organisations se sont efforcées de s’adapter à leur fermeture et au télétravail, les dirigeants, les cadres et les employés ont travaillé ensemble pour mettre en œuvre de nouvelles pratiques, cultures et procédures pour que tous soient protégés contre le virus et pour mettre le bien-être au premier plan », rappelle Patrick Dumoulin, président de Great Place to Work France.

Trois critères organisationnels

Pour décortiquer la capacité organisationnelle de chaque entreprise à affronter la crise, le questionnaire se base sur trois critères. À commencer par les outils technologiques mis à disposition des collaborateurs pour le télétravail. Le Trust index prend également en compte les pratiques managériales et organisationnelles. Ainsi que le cadre, c’est-à-dire la reconfiguration du lieu de travail et de l’aménagement des bureaux.

Quatre typologies de “smart workers”

« Le travail de recherche qui fait référence à ce jour, a permis d’identifier 4 typologies de “smart workers” en fonction de l’investissement que les organisations mettent dans chacun de ces 3 éléments : les smart workers inconstants qui n’investissent sur aucun des trois éléments. Les analogiques qui investissent sur les pratiques RH et le cadre de travail mais peu ou pas sur les outils digitaux. Les digitaux, qui investissent sur les outils digitaux et les pratiques RH mais de manière limitée sur le cadre de travail. Les complets qui investissent sur les trois éléments », précise Tiphaine Galliez, responsable de l’innovation et des connaissances chez Great Place To Work France.

Des témoignages d’entreprises

 En complément, le palmarès publie le dossier « Smart working : Réinventer le travail », pour explorer les pratiques de demain en entreprise. Ce document propose également des clés pour améliorer la qualité de vie des collaborateurs et maintenir un cadre rassurant. L’ouvrage cite également des témoignages d’entreprises qui ont mis en place des bonnes pratiques. Comme chez Garance mutuelle qui montre à ses employés les postures ergonomiques à adopter. Ou encore la filiale UES-MCRA, qui a réussi en quelques jours seulement à équiper tous ses salariés pour le travail à distance.

Ségolène Kahn

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