Expoprotection 2016 : l’innovation à tous les étages de la lutte contre la malveillance et le feu

Selon l’Atlas d’En Toute Sécurité, le secteur de la sécurité privée reprend des couleurs. En effet, après les attentats terroriste de 2015 et 2016, 77% des directeurs de la sécurité indiquent que leur budget sécurité 2016 est en hausse par rapport à l’année précédente. 74% d’entre eux affirment que leurs priorités ont changé. Ils citent tout d’abord – ce qui n’avait jamais été le cas auparavant – le renforcement des contrôles aux entrées des locaux (29%), celui des procédures d’urgence (17%), une sensibilisation accrue de leur direction générale aux menaces (14%), une coordination plus étroite avec les services de l’État (10%), etc. Concrètement, ces hausses de budget et les préoccupations qui les sous-tendent se traduisent par une meilleure sécurisation des accès aux bâtiments (28%), suivi d’un renforcement de la vidéosurveillance des sites (24%), une centralisation des systèmes de sécurité électronique (12%), etc. Plus globalement, le marché de la sécurité privée a vu son rythme de croissance 2015 doubler à 4,3% (contre 1,9% en 2014 et 1,6% en 2013) pour atteindre chiffre d’affaires de 25,4 milliards d’euros en adoptant un périmètre d’activité large.

L’innovation : un axe majeur
C’est dans ce contexte particulièrement porteur que le salon Expoprotection 2016 s’apprête à ouvrir ses portes du 7 au 9 novembre au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Une chose est sûre, les 20.000 visiteurs et plus qui vont venir sur le salon savent qu’on ne peut plus protéger les biens et les personnes comme auparavant. A cet égard, les 700 exposants, dont 189 nouveaux venus, vont rivaliser d’imagination sur 42.000 m² pour proposer leur innovations. A ce titre, Plus de 300 nouveautés seront présentées sur le salon. Dont 80 produits et services vont concourir aux Trophées Expoprotection. Pour la toute première fois, le jury composé d’experts de terrain, professionnels de la prévention et de la gestion des risques dévoileront aux médias, en avant-première, le mardi 18 octobre, le palmarès 2016. Bien sûr, les trophées couvrent l’ensemble des domaines du salon.

La détection d’intrusion étend sa palette de services
En attendant, le secteur de la détection d’intrusion montre la voie de l’innovation, notamment servicielle. Tout d’abord avec Optex Security et sa détection périmétrique Laser RLS-2020 qui contribue à améliorer la fiabilité de la vidéo. Grâce à sa taille et son design multi-angles, ce système, simple à installer, se pose dans différentes configurations grâce à son système multi-angle (MASS). Il est aussi conçu pour être peint, voire personnalisable. Son boîtier résiste, ce qui convient notamment aux piscines d’intérieur. Quant à Sorhea, son nouveau concept d’interconnexion et de mise en œuvre simplifiée baptisé Sorhea Connect sait relier des détecteurs d’intrusion distants au concentrateur Maxibus 3000, du même constructeur, au travers d’un réseau radio maillé, dynamique et sécurisé qui a pour particularité d’être  »auto-cicatrisant ». C’est-à-dire qu’il sait reconstruire automatiquement des chemins radios. Dans un autre registre, Prodatec rend la protection périmétrique mobile et donc temporaire, voire événementielle. Baptisée Bornée, sa borne informe via un appel téléphonique ou SMS d’une tentative d’intrusion sur la zone protégée.

La détection périmétrique Laser RLS-2020 veut contribuer
à améliorer la fiabilité de la vidéo. © Optex Security
La détection périmétrique Laser RLS-2020 veut contribuer
à améliorer la fiabilité de la vidéo. © Optex Security

Contrôle d’accès de plus plus connecté

En contrôle d’accès, citons ainsi l’Aperio KS100 d’Assa Abloy qui protège les données informatiques, y compris dans les Data Centers partagés. Car ce système s’installe sur les baies informatiques en lieu et place de la serrure. De son côté, la PME alsacienne Modulo Protect propose des modules pour le bâtiment qui ressemblent à des conteneurs maritimes. A ceci près : ils sont entièrement pré-équipés pour garantir contre tout risque d’explosion et d’incendie. Ils peuvent aussi intégrer des sas d’accès, un périmètre anti-effraction, des systèmes pare-balles, un contrôle d’accès, une détection de l’intrusion et une vidéosurveillance… Pour sa part, Unitecnic lance le cylindre électronique C800, une solution de contrôle d’accès autonome et évolutive qui permet de gérer les accès de façon centralisée et sécurisée. Programmable par badge ou via un logiciel, le C800 fonctionne avec très peu d’investissement matériel et peut filtrer jusqu’à 1.000 personnes (5.000 en option) et conserve son autonomie pendant 50.000 ouvertures.

Le C800 peut filtrer jusqu'à 1.000 personnes (5.000 en option).
© Unitecnic
Le C800 peut filtrer jusqu’à 1.000 personnes (5.000 en option).
© Unitecnic

Badge virtuel délivré instantanément à distance
Pour sa part, STid, premier constructeur RFID à avoir décroché la Certification de sécurité de premier niveau (CSPN) pour sa solution d’identification de haute sécurité de la part de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ANSSI) pour son lecteur LXS W33-E/PH5-7AD, offre à présent le badge virtuel de contrôle d’accès sur smartphone. Mais la nouveauté, c’est que l’on transmet instantanément le badge virtuel à un utilisateur distant (visiteur, nouveau collaborateur) sur un smartphone téléphone Android ou iPhone. En toute sécurité. Dans un autre registre, Visiom veut sécuriser l’entrée de grands événements, comme l’Euro 2016, avec Evolv, sa technologie qui embarque des algorithmes capables de reconnaître à la volée certaines familles d’objets (couteaux, bombes, armes…). Objectif : augmenter le débit du filtrage des personnes sans déroger à la sûreté ni accroître le nombre de fausses alarmes. Sortir de sa poche ou de son sac téléphones portables, clés ou portefeuille sera bientôt un vieux souvenir…

Le badge virtuel de contrôle d'accès sur smartphone
est en passe de devenir un must. © STid
Le badge virtuel de contrôle d’accès sur smartphone
est en passe de devenir un must. © STid

Vidéosurveillance : cloud et mobilité

Après le passage de l’analogique à l’IP (Internet Protocol), la prochaine révolution de la vidéosurveillance se déroule désormais dans le cloud. En témoignent, entre autres, ESI et Vanderbilt. Avec SPC Connect, sa plate-forme de services haut de gamme pour les professionnels de la sécurité, ce dernier fournit un accès à distance à toute centrale SPC grâce à une simple connexion web. De quoi réduire les coûts de gestion un parc de centrales d’alarmes tout en sauvegardant sur le cloud les configurations et paramètres des machines.
Autre approche du cloud en vidéosurveillance, celle de CAMlink par Kalm Solutions que propose ESI. D’un simple clic, on visionne le live des caméras, on supervise les alarmes et consulte les enregistrements des équipements connectés à la plate-forme CAMLink qui envoie en temps réel les notifications d’alerte sur ordinateurs, tablettes et smartphones. Qui plus est, le télésurveilleur peut superviser les alarmes et accéder au plan 2D de l’installation pour géolocaliser les caméras. Quant à l’hébergement des données numériques, il est effectuée dans un Data Center d’ESI aux normes Apsad P3. Côté mobilité, avec sa nouvelle caméra autonome PTZ Easy Arm qui se fixe aisément sur un trépied ou sur le toit au-dessus d’une voiture grâce à sa base magnétique, Hikvision, leader mondial de la vidéosurveillance, veut se développer sur le créneau de la vidéosurveillance mobile et temporaire. Ajoutons que cette caméra fonctionne pendant 6 heures et stocke jusqu’à 128Go d’images vidéo.
Enfin, les performances optoélectroniques restent de mise. Pour preuve, Sony élève les niveaux de sensibilité de sa dernière caméra, baptisée SNC-VB770, de sorte à autoriser des vitesses d’obturation permettant de suivre des objets en mouvement sans effet de flou, tout en conservant les détails sur les caractères, les visages quel que soit l’éclairage. Des performances dues à son capteur Exmor 35 mm plein format unique qui capture un grand nombre de détails à la fois en couleur et en mouvement, à la vitesse de 30 images par seconde. Même pendant la nuit ou dans des environnements très faiblement éclairés (moins de 0,004 lux). Dotée de fonctions intelligentes de codage et de rognage directement embarquées dans la caméra, la SNC-VB770 devrait significativement réduire les besoins en bande passante (même en résolution 4K) ainsi que le nombre de caméras à installer.

La caméra SNC-VB770 fonctionne même
à 0,004 lux ! © Sony
La caméra SNC-VB770 fonctionne même
à 0,004 lux ! © Sony

La lutte contre le feu, adepte du Plug & Play

A l’instar des centrales d’alarme pour particuliers, les systèmes de détection et protection automatiques contre le feu se veulent aussi Plus& Play. A l’instar de Compact Argogène d’Eco Protection destiné aux petits volumes de 30 à 120 m3. Configuré comme un extincteur, ce système automatique comprend en un seul bloc, une détection précoce de fumées par analyse d’air, une centrale incendie, la signalisation lumineuse et sonore, une buse et son réservoir extincteur qui sert de support à l’ensemble. Bien sûr, la pose ne nécessite ni câblage ni tuyauterie. Autre système tout-en-un, le système compact mural d’évacuation PAW4500-VES de MID offre non seulement la diffusion de messages d’alerte et d’évacuation, l’appel informatif et sécuritaire mais aussi la musique d’ambiance. Fixé au mur, ce boîtier comporte un amplificateur de secours. Certifié EN54-16, le PAW4500-VES gère jusqu’à 6 zones.
Pour sa part, Eurofeu exposera une gamme de douches portatives pour brûlés. Lesquelles sont composées d’eau et d’un agent actif bio-sourcé qui protègent l’eau stagnante des microbes et ainsi évitent la contamination pour les victimes de brûlures chimiques ou thermiques. Intéressant : la formulation de l’additif est composée exclusivement d’ingrédients utilisés en cosmétiques tels que gels douche et shampoing. 62% en sont d’origine végétale et facilement renouvelable.

Erick Haehnsen

L’innovation : axe majeur d’Expoprotection

« Depuis toujours, la recherche de l’innovation est le premier levier d’Expoprotection. Aussi, pour cette nouvelle édition, nous avons voulu aller plus loin et anticiper sur ce que seront les risques de demain, les solutions pour les gérer et l’organisation du marché. Notre projet est ambitieux et entièrement tourné vers la prospective », explique Jean-François Sol-Dourdin, directeur du salon Expoprotection. A cet égard, le salon accueillera pour la première fois le Live, un plateau TV où se dérouleront 8 conférences interactives sur la prospective. Citons : « Nouveaux risques, nouveau droit » ; « Les métiers pour demain pour la sécurité et la sûreté » ; « Comment rendre plus sûre la ville intelligente de de demain ? » ; « Anticiper et prévenir l’émergence des délits du futur » ; « Dessine-moi le (cyber) pompier de demain »

Autre innovation, le Hub sera l’espace de rencontres dédié à l’innovation. Il accueillera le premier Village des start-up d’Expoprotection où une douzaine de projets sélectionnés seront exposés dans des domaines aussi divers que la détection de drones malveillants, le workwear connecté, la géolocalisation 3D en temps réel, la détection de perte de vigilance au volant, l’évacuation rapide d’immeubles… Futur client ou investisseur, chacun pourra y découvrir au travers de démonstrations, ateliers et pitch des produits, services ou prototypes qui seront peut-être des Success Stories de demain. Le Hub proposera également un programme de rendez-vous, networking et animations tout au long du salon.

Jean-François Sol-Dourdin, directeur du salon
Expoprotection. © Reed Expositions France
Jean-François Sol-Dourdin, directeur du salon
Expoprotection. © Reed Expositions France

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