En cas d’alerte majeure, le gouvernement compte sur les réseaux sociaux

Lorsqu’un attentat survient, nous sommes des millions d’utilisateurs de Facebook à utiliser son application Safety Check pour rassurer nos proches. Une pratique remarquée par le ministre de l’Intérieur, qui a décidé de s’associer au réseau social de Marc Zuckerberg, mais aussi à ceux de Twitter et de Google pour alerter les Français en cas de danger immédiat. Depuis le 1er juin, ces trois acteurs se sont engagés à relayer les messages d’alerte et de prévention. Idem pour RATP, Vinci Autoroutes, Radio-France et France Télévisions, qui les feront transiter sur leurs applications, réseaux sociaux, panneaux de communication, etc.

Notifications sur Twitter
En cas de crise grave, Twitter, le réseau social de microblogage, accordera une place particulière aux annonces de la place Beauvau. Les internautes se connectant à leur compte les verront alors apparaître en tête de liste dans une fenêtre dédiée qui les informera de la situation. L’ensemble des utilisateurs de Twitter est d’ailleurs invité par le ministère de l’Intérieur à s’abonner et à activer les notifications du compte @Beauvau_Alerte. Disponible depuis vendredi dernier, il permettra aux twittos de recevoir des notifications sur leur smartphone lors d’événements graves.

35 millions d’utilisateurs français sur Safety Check
Facebook, quant à lui, autorise le ministère de l’Intérieur à communiquer sur son application Safety Check. Une première en Europe. Créée en 2014, l’app compte 35 millions d’utilisateurs dans l’Hexagone. En 2015, ils ont été plus de 5 millions à l’avoir utilisée pour se déclarer en sécurité, alors que la France connaissait une année noire en matière de terrorisme. Enfin, le célèbre moteur de recherches de Mountain View prévoit de relayer les messages de la place Beauvau via son outil « Posts on Google », dès lors que des utilisateurs effectuent des recherches dans la zone géographique affectée ou s’ils saisissent des mots-clés en rapport avec l’actualité en cours. En s’appuyant sur ces acteurs majeurs, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, met ainsi fin à l’application SAIP Mobile. Lancée en mai 2016, celle-ci nécessitait que les utilisateurs la téléchargent préalablement, ce qui en limitait la portée. A l’été 2017, on ne dénombrait que 900 000 téléchargements. D’autant que les messages parvenaient parfois aux utilisateurs avec plusieurs heures de retard.

Eliane Kan


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