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Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

Détecter un kamikaze avant qu'il ne passe à l'action

Grâce à une technologie de radar associée à un système de vidéosurveillance, l'américain Counter Bomber commercialise des stations capables de détecter jusqu'à 100 de distance, en toute sécurité, les personnes sur le point de faire sauter une ceinture d'explosifs.

« Notre technologie a été initialement développée pour des raisons militaires. Il s’agissait de protéger contre les kamikazes qui se font sauter avec une ceinture d’explosifs non seulement les soldats mais aussi les bâtiments publics, les sites industriels sensibles, les raffineries de pétrole et évidemment les bases militaires, explique Andrew D. Lynch, responsable commercial de CounterBomber Technologies, une start-up financée, comme bien d’autres, par l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de Défense (Darpa), rachetée en 2014 par l’américain Rapiscan Systems et distribuée en France par HTDS. En 7 ans, nos systèmes ont été utilisés en Irak et en Afghanistan par l’Armée américaine. »
Le système de détection et prévention des attaques kamikaze par ceinture explosive ressemble à une unité radar mobile servant à détecter des avions ou des missiles sur un théâtre d’opérations. En effet, la station, stabilisée sur un trépied, comporte 3 antennes radar ainsi que deux caméras vidéo (dont une caméra thermique) assemblées sur une double rotule motorisée qui permet de faire tourner l’ensemble des capteurs de droite à gauche et du haut vers le bas afin d’ajuster la captation à la cible. A cela s’adjoint une unité d’alimentation – capable de fonctionner sur un groupe électrogène – et un ordinateur portable durci.
« Le système assure l’inspection automatique des sujets en marche dès leur entrée dans une zone critique en déterminant rapidement si une personne dissimule un dispositif d’attentat suicide ou une arme potentielle », reprend Andrew D. Lynch. A 100 m de distance, les capteurs radar et la caméra infrarouge se combine pour détecter la signature électronique des explosifs ou des armes. Le système envoie alors une alerte. L’opérateur, qui suit la personne suspecte grâce à la caméra vidéo, est en mesure de prendre rapidement les décisions qui s’imposent. « En parallèle des opérations militaires et des ventes, notre marché s’est développé auprès de sociétés de sécurité privées tout d’abord en Afrique et au Moyen-Orient afin de sécuriser des stades, aéroports, gares, hôpitaux et écoles », poursuit M. Lynch qui s’attend à développer ses ventes en Europe et, notamment en France. D’ailleurs, la société n’hésite pas à proposer des financements en leasing.

Erick Haehnsen

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