Dény Security s’inspire d’une technologie horlogère pour moderniser son outil de production

Les acteurs du marché de la sécurité voient l’avenir en rose. Preuve en est, Dény Security, un des acteurs clés de l’organigramme et du contrôle d’accès, vient d’investir plus de 550 000 euros dans son outil de production. « C’est le plus gros investissement réalisé par l’entreprise depuis plus de 40 ans », souligne Franck Chevalier, directeur général de Dény Security. Filiale depuis 2015 du groupe Dom Security, cette PME compte 148 personnes pour 22,8 millions d’euros de chiffres en 2017 dont 20% sont réalisés à l’export. Rappelons que cette PME est née en 2002 de la fusion de deux entités. A savoir, la Maison Fontaine fondée en 1740 et Dény, créé par Charles Dény en 1891. Date à laquelle l’entrepreneur lance la commercialisation du cylindre qui porte son nom.

Le cylindre représente 25% des ventes
Bénéficiant d’évolutions constantes, ce produit représente 25% des ventes aujourd’hui. Particulièrement robuste par sa conception, il est taillé pour la protection des lieux sensibles tels que les centrales nucléaires, raffineries de pétrole et sites Seveso. En clair, il s’adresse aux environnements hostiles, corrosifs, poussiéreux. C’est d’ailleurs à ce fameux cylindre que Dény Security a décidé de consacrer l’investissement de 550 000 euros, afin d’en moderniser l’outil de production. Ce projet a nécessité trois ans de recherche et développement qui ont abouti, notamment, au dépôt d’un brevet ainsi qu’à un nouveau procédé de fabrication et d’assemblage des leviers embarqués dans le cylindre.

Un gain de 30% de productivité
La technologie adoptée pour la production de ces pièces de sécurité repose sur un procédé de moulage par injection de poudres métalliques habituellement utilisé dans l’horlogerie. De quoi produire des pièces solides et aux formes complexes. Grâce à cet investissement, Dény Security a réussi à gagner 30% en productivité, avec un nombre de pièces à assembler passé de 11 à 7. Par ailleurs, la PME a investi dans une machine à soudure laser robotisée qui fiabilise la réalisation et le fonctionnement des pièces. « Ces nouveaux cylindres restent compatibles avec les clés et les trousseaux existants », signale Franck Chevalier, qui a prévu de démarrer la fabrication de ces pièces avec son nouvel outil de production courant janvier 2019.

Eliane Kan


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