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Cybersécurité : comment attirer les jeunes talents

L’Anssi et son Observatoire des métiers de la cybersécurité dévoilent une étude qui interrogent l’attractivité du secteur de la cybersécurité vis-à-vis des jeunes.

Le monde de la cybersécurité est-il aussi attractif qu’on le pense ? De quels leviers ce secteur dispose-t-il pour attirer les jeunes talents ? Pour y répondre, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) vient de publier une enquête sur l’attractivité des métiers de la cybersécurité. À l’instar de la European Cyber Week 2022, l’organisme a créé un Observatoire des métiers de la cybersécurité lequel a interrogé 3 500 jeunes de moins de 25 ans. 

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L’enquête de l’Observatoire des métiers de la cybersécurité a interrogé 3 500 jeunes de moins de 25 ans.  © Sigmund / Unsplash

De nombreux partenariats

Il faut savoir que cette enquête a été réalisée en partenariat avec la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) du ministère du Travail, du plein Emploi et de l’Insertion. Elle a aussi mobilisé la direction prospective de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). L’étude interroge des élèves, étudiants, actifs en formation issus du secteur de la cybersécurité et d’autres horizons. Il s’agit de mesurer l’attractivité du secteur et sa représentation à travers ses métiers auprès des jeunes.  

Un marché en plein essor

« Le marché de l’emploi cyber est en plein essor : l’accroissement de la numérisation des échanges et des transactions, ainsi que la complexification de la menace cyber renforcent le besoin de professionnels qualifiés au sein des entreprises et des administrations », commente Guillaume Poupard, directeur général de l’ANSSI.

Un secteur peu féminisé

Parmi les actifs formés, le taux de féminisation des formations en cybersécurité ou en informatique reste bas : seulement 14 % des étudiants en cybersécurité sont des femmes. Ces formés ont pour plus des deux-tiers entre 20 et 25 ans (71 %) et disent avoir une représentation d’un secteur dans lequel les métiers sont majoritairement exercés par des hommes.

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Seulement 14 % des étudiants en cybersécurité sont des femmes. © Kelly Sikkema / Unsplash

Une attractivité du secteur privé 

Par ailleurs, l’ensemble des sondés jugent que le privé représente le secteur le plus attractif pour exercer leur futur emploi, suivi du secteur public puis du secteur associatif. En détails, les étudiants en cybersécurité voient ce domaine comme très attractif (81 %), les étudiants des autres cursus semblent moins convaincus (52 % en cursus informatique et 28 % en cursus autre).

Un besoin de qualification

Autre observation, les sondés associent le secteur de la cybersécurité à un besoin élevé de qualification. Une perception est accrue chez les sondés non qualifiés en cybersécurité qui estiment que le secteur se réserve essentiellement aux professionnels issus de cursus dédiés. À l’inverse, les étudiants en cybersécurité estiment que ce secteur est accessible aux actifs en reconversion.

Des métiers plus prisés que d’autres

Parmi les métiers les plus connus figurent les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et consultants en cybersécurité quels que soient les cursus parmi les emplois cités dans l’enquête. Le métier d’architecte en cybersécurité semble le plus attractif pour l’ensemble des sondés étudiants en cybersécurité. A l’inverse, pour les cursus hors cybersécurité, c’est le métier de cryptologue qui apparaît comme l’un des plus connus et des plus attractifs.

Ségolène Kahn

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