Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

Cofely Services va commercialiser les robots mobiles épurateurs d'air de Partnering Robotics

La filiale de services en efficacité énergétique et environnementale d'Engie (ex-GDF Suez) a travaillé avec la start-up française qui a inventé le premier robot mobile épurateur d'air pour les bureaux. De quoi accroître la qualité de vie au travail.

L’idée est simple. Encore fallait-il y penser : développer une plate-forme de robotique mobile qui soit capable d’intégrer une quantité croissante de services. Tel est le défi relevé avec succès par la start-up francilienne Partnering Robotics basée à Cergy (94). Point fort de ce robot mobile de 1,20 m de haut baptisé Diya One, il épure l’air ambiant des polluants que l’on rencontre habituellement dans les bâtiments tertiaires, notamment les musées et les bureaux : composés organiques volatiles (COV), CO2, particules fines… Grâce à une intelligence artificielle, Diya One se déplace de façon fluide avec une autonomie d’une dizaine d’heures tout en respectant la présence des personnes sur son passage.
« La qualité de l’air ne se voit pas. Il est donc difficile de la mesurer et de la combattre. C’est pourquoi nous avons voulu rassembler dans le même robot mobile et communicant la mesure des polluants présents dans l’air intérieur et un procédé de filtration rapide pour s’en débarrasser, explique Ramesh Caussy, président et fondateur de Partnering Robotics. Nous avons mis 7 ans pour mettre au point la conception industrielle de Diya One. A cet égard, nous avons fait réaliser des tests par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Il en ressort que la courbe des polluants présents dans l’air intérieur baisse très vite avec Diya One. » De fait, le robot dispose de filtres absolus capables de retenir des particules supérieures à 1 micron.
A l’occasion d’Innorobo, le salon lyonnais de la robotique de services qui ferme ses portes ce vendredi 3 juillet, la start-up prend un virage stratégique : la filiale de services en efficacité énergétique et environnementale d’Engie (ex-GDF Suez), Cofely Services (2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 12.000 salariés), qui teste Diya One depuis plusieurs mois, va distribuer ce service robotique à partir de la fin de l’année. Une chance fabuleuse pour la start-up d’une quinzaine de personnes ! « Nous avons déjà une équipe d’une dizaine de commerciaux, précise Jean-Pierre Monéger, directeur général de Cofely Services. Mais, pour l’heure, il est encore trop tôt pour déterminer sous quelle forme (vente, location…) et à quel prix nous allons commercialiser cette offre. » Par ailleurs, Cofely Services compte faire collaborer Partnering Robotics avec une autre start-up qui développe une nouvelle génération de capteurs de polluants. « La mesure et le filtrage des polluants va alors passer de quelques dizaines à plusieurs centaines ! », se réjouit Ramesh Caussi qui a déjà rajouté la mesure de la température et de l’hygrométrie ambiantes.
Partnering Robotics a déjà réalisé une dizaine de robots et engrange près d’une trentaine de commandes. « La demande vient de Chine, des États-Unis… de plein de pays dans le monde, constate Ramesh Caussy qui a structuré sa stratégie pour devenir le leader mondial dans son secteur. Plutôt que de faire un produit, nous avons conçu une plate-forme robotique de services pour la qualité de l’air intérieur (QAI) et le confort environnemental. » Entièrement fabriqué en France, Diya One est déjà capable de travailler de concert avec plusieurs robots dans le même établissement. Chaque machine est aussi un producteur de données pour régler la QAI pièce par pièce et alimenter un système prédictif en fonction de la météo. La machine sait aussi repérer les personnes présentes dans l’établissement, déterminer si elles ont le droit d’y être et, le cas échéant, sonner l’alerte lorsqu’elle découvre une personne allongée, victime d’un malaise.

Erick Haehnsen

Commentez

Participez à la discussion