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Attrition : quels leviers pour conserver les jeunes talents ?

Ambiance de travail, opportunités d’emploi, rémunération, semaine de 4 jours… une étude du cabinet Walters People a interrogé plus de 400 jeunes actifs sur leurs attentes vis-à-vis d’une entreprise ainsi que leurs critères de motivation.

Ambiance de travail, opportunités d’emploi, rémunération, semaine de 4 jours… quels leviers d’attraction les entreprises peuvent-elles utiliser pour attirer les jeunes talents ? Une enquête du cabinet Walters People a sondé plus de 400 jeunes actifs pour connaître leur vision du monde du travail et leurs critères de motivation. Détails. 

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86 % des jeunes actifs se sentent optimistes face à l’avenir. © Brook Cagle / Unsplash

Une confiance solide

Malgré les tensions économiques et politiques, les jeunes actifs restent majoritairement optimistes (86 %). Ils se disent également confiants quant à leur avenir professionnel (70 %). Un sentiment conforté par leur formation qui leur a permis, selon 73 % d’entre eux, d’entrer sereinement dans le monde du travail. Autre raison, les sondés ont majoritairement trouvé leur premier emploi avant la fin de leur formation ou dans les trois mois l’ayant suivie .

Pas plus de trois ans dans une entreprise

Pour les auteurs de cette enquête, cette confiance se trouverait à l’origine de l’attrition (turnover) dont souffrent les entreprises. En effet, ce sentiment pousse les jeunes à changer plus facilement et fréquemment d’emploi. Ainsi 46 % des sondés envisagent de rester entre un an et demi et trois ans en entreprise. Seulement 24 % projettent de rester entre 3 et 5 ans.

Une semaine de 4 jours largement plébiscitée

Pour empêcher cette fuite des talents, les entreprises doivent se montrer plus attractives. Parmi les critères, l’enquête cite l’ambiance de travail (65 %), la rémunération (53 %) et l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle (41 %). Et plus particulièrement à la semaine de 4 jours pour 91 % des sondés. Même si 43 % d’entre admettent qu’il est peu probable que leur organisation l’instaure.

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L’ambiance de travail représente un critère déterminant pour 65% des sondés. © Toa Heftiba / Unsplash

Le salaire, un critère déterminant mais pas que

En ce qui concerne la rémunération, elle représente bien sûr une des préoccupations principales des jeunes actifs. « Ces jeunes professionnels sont confiants sur leur capacité à trouver un emploi et à négocier leur salaire », indique Stéphanie Richard, directrice Paris et Île-de-France au sein du cabinet Walters People. Toutefois, le salaire ne constitue plus la priorité absolue. 

Le bien-être avant tout

« Le sujet de la rémunération n’étant plus une source d’inquiétude pour eux, ils mettent désormais la priorité sur d’autres aspects et notamment sur leur bien-être », précise Stéphanie Richard. Ainsi, à la question « Seriez-vous prêt à accepter une baisse de rémunération dans le cadre d’un changement de poste ? », seuls 41 % des jeunes actifs ont répondu « non, en aucun cas ». D’autres seraient éventuellement prêts à quelques sacrifices, notamment pour un poste plus intéressant/motivant (34 %), pour une organisation de travail plus flexible (30 %) ou encore pour entrer dans une entreprise avec des valeurs plus proches des leurs (27 %).

Ségolène Kahn

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