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Santé et qualité de vie au travail

Quand le bien-être des salariés booste les performances de l’entreprise

Selon une étude réalisée par le cabinet EthiFinance pour le groupe d’assurance Malakoff Médéric, les entreprises qui initient des démarches en faveur de leur capital humain ont plus de chances d’obtenir de meilleurs résultats en termes économiques, sociaux et boursiers.

Et si le bien-être des collaborateurs était un levier de compétitivité pour l’entreprise ? Pour l’assureur Malakoff Médéric Humanis, rien n’est plus vrai. Les actions en faveur du capital humain pourraient même faire gagner jusqu’à 10 points de performance économique à l’entreprise qui les applique. Pour démontrer cette corrélation, le groupe a réalisé une vaste étude en partenariat avec l’agence d’analyse et de conseil EthiFinance, qui a développé GaïaRating, un outil capable de mesurer certains indices tels que le capital humain ou la performance Environnement, Social et Gouvernance (ESG) des entreprises.

Un indice du capital humain
Pour prouver les effets positifs du bien-être des employés sur les performances de leur entreprise, Malakoff Médéric Humanis et EthiFinance ont donc inventé « l’indice du capital humain », dont le but est de corréler le degré de prise en compte du capital humain par l’entreprise et son niveau de performance économique, sociale et boursière. Calculé à partir de données fournies par EthiFinance, sur un échantillon de 229 entreprises entre 50 et 5 000 salariés, cet indice se fonde sur cinq piliers que les partenaires estiment fondamentaux.

Politique RSE, éthique et partage de valeur
Sans surprise, il s’agit tout d’abord de la capacité d’une entreprise à créer et partager de la valeur, même si pour 64% des employés interrogés, ce facteur reste à améliorer. Autre aspect déterminant, celui de la santé et de la qualité de vie au travail (SQVT), avec notamment les enjeux de conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Plébiscitée par 52% des sondés, cette dimension est aussi déterminante que la qualité de la gouvernance et du management. Avec pour 51% des salariés sondés, un accent particulier à mettre sur l’exemplarité des dirigeants. Dans la foulée, sont également citées la dimension éthique, la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), la gestion des compétences, la diversité culturelle ou encore l’ouverture d’esprit de l’employeur sur les questions du handicap et de l’égalité hommes-femmes.

Un tiers des entreprises très impliqué
Il en ressort une moyenne globale de 45 points sur 100 pour les 229 entreprises soumises au test. La répartition étant « relativement homogène » pour les entreprises les plus zélées (29%) en termes de démarches innovantes, celles qui se contentent de politiques sociales plus formelles (35%), et les « cancres » (36%) pour lesquelles il n’existe aucune garantie qu’elles se soucient du capital humain ou, du moins, qu’elles entreprennent ces démarches correctement.

Un gain de dix points
Quoi qu’il en soit, l’étude estime que plus une entreprise initie des démarches en faveur du bien-être de ses salariés, plus elle a de chances de voir son indice de performance grimper : elle pourrait gagner jusqu’à dix points. Avec, en prime, une augmentation du chiffre d’affaires, une marge opérationnelle courante plus élevée et en meilleure progression, ainsi qu’une structure financière plus saine.

Ségolène Kahn

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