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Santé et qualité de vie au travail

Des cobots pour limiter la pénibilité dans les ateliers

Startup issue du CEA-List, Isybot élabore en France des robots innovants qui assistent les opérateurs pour le ponçage des pièces industrielles. D'ici la fin de l'année, elle prévoit de dévoiler son nouveau robot dédié à la préparation de commandes en logistique.

D’ici 15 à 20 ans, un tiers des emplois en France seront exposés à un changement radical et un peu plus de 16% des emplois vont disparaître, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Son étude « L’avenir du travail », parue le 25 avril dernier, estime toutefois que ces destructions devraient être compensées par la création de nouveaux emplois et par de nouvelles manières de travailler.

Cobot ponceur
Sachant que certaines tâches ne sont pas automatisables, notamment dans l’industrie et la logistique, bon nombre d’opérateurs sont appelés à devenir pilote de cobots. Faciles à programmer, ces robots sont conçus pour assister l’opérateur durant la production afin de le soulager dans les tâches les plus pénibles. De quoi revaloriser les métiers manuels comme ponceur de pièces industrielles. C’est déjà le cas dans certains ateliers de production. Citons, entre autres, la SNCF, Airbus ou Dassault Aviation chez lesquels certains opérateurs pilotent quotidiennement les cobots ponceurs d’Isybot, une spin-off du CEA-List, un des laboratoires de recherche du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

Plus précis, plus sûr et plus léger

Crééé en 2016 et basée à Gif-sur-Yvette (Essonne), cette startup de neuf personnes dont sept ingénieurs élabore sur son site francilien des robots ponceurs qu’elle commercialise depuis un an. A la différence de ses concurrents, ceux-ci n’embarquent pas d’engrenage mais un vérin à câble breveté par le CEA. « Grâce à ce dispositif, notre cobot est à la fois plus sûr, plus précis et plus léger. Il peut aussi soulever des charges bien plus importantes », résume Yves Measson, le PDG de la spin-off. Ce dernier était auparavant chef du laboratoire cobotique et responsable business développement au CEA-List dont il exploite neuf brevets.

Bientôt un robot pour la logistique

Partant du même noyau technologique que le robot ponceur, Isybot conçoit actuellement une machine prototype pour le secteur de la logistique qui devrait être terminé d’ici la fin de l’année. L’enjeu étant de limiter l’apparition des troubles musculosquelettiques (TMS) en limitant la pénibilité du port de charge sachant que le cobot pourra soulever des cartons de 10 kg à 35 kg. De quoi intéresser la préparation de commande de gros colis comme les téléviseurs ou les pièces automobiles et aéronautiques.

Eliane Kan

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