Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Risques industriels et environnementaux

De nouvelles recommandations sur le risque d'inondation

Le Centre Européen de Prévention du Risque Inondation (CEPRI) a publié un ouvrage dans lequel il rappelle les bonnes pratiques d’urbanisme pour gérer ce phénomène.

Débordements des cours d’eau, submersion marine, ruissellement en surface, fontes glaciaires… A l’approche du printemps et face aux changements climatiques, le risque d’inondation prend de nombreuses formes contre lesquelles le Centre Européen de Prévention du Risque Inondation (CEPRI) nous met en garde. A travers un nouveau guide, il souhaite aussi sensibiliser les élus locaux en charge de la maintenance du territoire quant à l’importance cruciale d’anticiper les risques d’inondation dans leur Plan Local d’Urbanisme (PLU) intercommunal.

17 millions de personnes concernées
« C’est à travers cet outil que les élus décident de l’avenir du territoire communal ou intercommunal », revendique le CEPRI dans son nouveau guide qui rappelle que l’inondation constitue le premier risque majeur de l’Hexagone. « En raison de l’urbanisation, 75% des communes sont concernées par le risque d’inondation », précise à l’hebdomadaire « Le Moniteur » Stéphanie Bidault, directrice du centre. Plus précisément, il s’agit de 17,1 millions de personnes qui habitent dans des zones inondables par débordement de cours d’eau, et 1,4 million vivant au sein de zones menacées par des risques de submersions marines, selon le ministère de la Transition écologique.

Gare au ruissellement en surface
Outre ces risques, relativement faciles à appréhender, le CEPRI souhaite mettre en garde les administrations locales contre un phénomène moins connu : le ruissellement pluvial en surface. Brusque et violent, ce type d’événement résulte de l’imperméabilisation des sols urbanisés. Il est souvent mal ou peu connu, alors que les dégâts engendrés coûtent des millions d’euros. Sans compter l’impact environnemental et les risques pour les riverains. Toujours selon le CEPRI, 75% des communes françaises ont déjà été exposées à ce phénomène au moins une fois depuis trente ans.

Un guide exhaustif
Il est donc urgent de cartographier les zones inondables, d’adapter l’urbanisme aux aménités de l’eau charriée par les petites pluies et de donner plus de moyens aux services de gestion des risques et d’assainissement. D’où l’importance de la publication d’un ouvrage sur le sujet, qui rappelle les principales règles d’urbanisme pour anticiper les risques d’inondation dans le PLU. En outre, l’ouvrage rassemble également les bonnes pratiques organisationnelles et réglementaires pour instaurer une meilleure dynamique dans la planification locale.

Ségolène Kahn

Commentez

Participez à la discussion

Suivez-nous