Gérer les risques aujourd'hui et demain

Le GIGN s’infiltre dans nos trains

11-07-2018

Afin de lutter contre le terrorisme cet été, des membres du GIGN vêtus en civil vont circuler incognito dans nos trains. En cas d’attaque, ils pourront intervenir en créant un effet de surprise.

Simulation d'attaque dans un train.
© Gendarmerie nationale BRCF / Garcia
On les appelle déjà les « Train Marshalls » en référence aux « Air Marshalls », qui patrouillent en civil dans les avions aux Etats-Unis et en France depuis le 11 septembre. Ces hommes du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) et de la sûreté ferroviaire auront désormais pour mission de veiller à la sécurité des voyageurs sur certaines lignes de la SNCF. Et ce dans le cadre d’une nouvelle mesure de sécurité qui a été décidée en réaction à l’attentat avorté du Thalys 9364, reliant Amsterdam à Paris, en août 2015. Le but étant de créer un effet de surprise, mais aussi de dissuasion pour endiguer tout risque d’attaque terroriste à bord d’un TGV.

Rassurer la population


Au terme de 160 opérations test durant trois mois, ces spécialistes du contre-terrorisme se sont entraînés dans les wagons de nos lignes pour être aptes à intervenir dans un espace confiné. Habillés en civil pour passer inaperçus, les membres de la troupe d’élite vont se fondre dans la foule des voyageurs, en binômes ou en trinômes. « Ils voyageront tous les jours dans les trains circulant sur l’ensemble du territoire, de façon aléatoire ou de façon plus ciblée en fonction de l’état de la menace. L’objectif est d’être efficace et de rassurer la population », confie au journal 20 Minutes le colonel Ghislain Réty, chef du bureau de la défense et de la sécurité nationale à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).

Des gendarmes armés


Munis de pistolets automatiques, radios et gilets pare-balles, ces gendarmes ont, en outre, suivi des formations d’analyse du comportement et des stages pour se familiariser avec l’environnement ferroviaire. Objectif de la mission : identifier le risque, réagir au plus vite et avec le plus de précision possible. Notamment pour éviter tout risque de balle perdue.

14 000 trains franciliens


Si le gouvernement souhaite taire le nombre de ces gendarmes, le Figaro a annoncé « qu’ils n’interviendront pas sur les faits de petite et moyenne délinquance pour des raisons de couverture. » Quoi qu’il en soit, ils devraient être suffisamment nombreux pour surveiller les 14 000 trains franciliens et les 800 TGV qui circulent quotidiennement dans l’Hexagone.

Ségolène Kahn

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