Gérer les risques aujourd'hui et demain

Les Français ne vivent-ils plus qu'assis ?

09-10-2017

Selon une étude de Qapa.fr et d’Activup, plus d'un Français sur deux passerait en moyenne entre 7h30 et 11h30 assis chaque jour. La plupart n’ayant pas le temps de pratiquer une activité sportive, ce mode de vie augmente considérablement les risques de TMS.

Dans cette entreprise, une table de ping pong ainsi que
des bureaux sur lesquels on peut travailler en marchant
ont été mis à disposition des employés afin de leur
permettre de maintenir une activité physique.
© Activup
Les français s’avachissent ! A force de rester en position assise durant le travail, le corps se relâche de même que la motivation pour faire du sport. A cet égard, le site de recherche d’emploi Qapa.fr et le distributeur de bureaux Activup ont réalisé une étude sondant plus de 158.000 cadres afin de dénoncer les conséquences d’une activité trop prolongée en position assise.

Entre 7 et 10 heures sur le fauteuil

Sans surprise, c’est durant le travail que la station assise et passive est la plus exercée. Ainsi, plus de 57% des femmes et 51% des hommes travaillent assis entre 7 et 10 heures chaque jour. Une mauvaise habitude qui entraîne de nombreux risques de TMS irréversibles sur le long terme. « Nous arrivons à des durées totalement effarantes allant en moyenne de 7h30 et 11h30 en position assise chaque jour. Ces chiffres, qui montrent à quel point les femmes et les hommes sont devenus inactifs, sont encore bien loin de la réalité. Ils ne prennent pas en compte le temps passé devant la TV, au cinéma, au restaurant, etc. », constate Stéphanie Delestre, fondatrice de Qapa.fr.

Le tertiaire, mauvais élève

Les salariés oeuvrant dans le secteur des services sont évidemment les personnes les plus touchées par ce fléau. Arrimés à leur bureau toute la journée, ces employés prolongent la station assise sans penser à faire de pause, pour se délier les jambes ou étirer le dos. Selon l’étude, 58% des femmes et 54% des hommes sont concernés dans ce secteur, loin devant le service public (respectivement 24% pour les femmes et 17% pour les hommes), l'industrie (15% et 18%), le secteur agricole (1% et 2%) ou encore la construction (2% et 9%). Pour les auteurs de l’étude, ce phénomène pourrait notamment être endigué si les entreprises du tertiaire prenaient en compte ce risque en mettant en place des dispositifs plus ergonomiques à l’égard de leurs salariés. « Pour leur santé et leur bien-être, les salariés doivent aujourd'hui demander à leurs employeurs des solutions capables d'éradiquer les gestes répétitifs ou bien le travail trop statique qui engendrent des Troubles musculosquelettiques (TMS) », martèle Marc Thouvenin, fondateur d’Activup. Lequel a, à cet égard, développé toute une gamme de bureaux qui permet de travailler debout, voire en marchant. 

La paresse sportive

Horaires à rallonge, stress, fatigue… Toutes les raisons sont bonnes pour justifier le fait de ne plus avoir le temps de faire du sport. Ainsi seulement 47% des femmes et 39% des hommes disent-ils pratiquer une activité sportive. Et sans que cela ne soit vraiment suffisant puisque ces derniers n'y passent qu'une heure maximum par semaine à 86% pour les femmes et 89% pour les hommes. Dommage car, en majorité (99%), les interrogés reconnaissent qu’ils se sentent en bien meilleure forme lorsqu’ils bougent plus que d’habitude. « Une activité physique légère comme la marche suffit amplement pour améliorer considérablement sa santé et donc sa productivité », souligne Marc Thouvenin. 

Ségolène Kahn

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