Gérer les risques aujourd'hui et demain

Inondations de janvier 2018 : le bilan

16-02-2018

Avec 275 communes reconnues en état de catastrophe naturelle et 156 en attente d’expertises complémentaires, les inondations ont entraîné un coût variant entre 150 et 200 millions d’euros de dégâts assurés selon les premières estimations.

La Seine hors de son lit.
© TCA-innov24

La France a les pieds dans la gadoue. Des inondations dévastatrices ont frappé fin janvier plusieurs régions françaises. Le coût des dégâts assurés s’élèverait aujourd’hui entre 150 et 200 millions d’euros selon les estimations publiées jeudi 15 février par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Quant aux nombre de sinistrés liés à la catastrophe naturelle, il serait estimé entre 25.000 et 30. 000 personnes selon un communiqué de la fédération. En conséquence, les ministères de l'Intérieur, de la Transition écologique et de l'Economie ont annoncé dans un communiqué reconnaître l’état de catastrophe naturelle dans 275 communes. Et ce, dans le cadre d’une « procédure accélérée ». Sachant que les dossiers de 156 autres communes avaient été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires. À cet égard, une nouvelle réunion devrait se tenir le 6 mars.

Indemnisations : contacter son assureur au plus vite
 

Il faut savoir que le fait de décrocher la reconnaissance de catastrophe naturelle va permettre aux sinistrés d’obtenir des indemnisations importantes au vu des dégâts que leurs biens ont subi. « Les assurés ayant souscrit une assurance dommages pour leurs biens (logement, véhicule, etc.) seront indemnisés des conséquences de la crue, indique la fédération. Les assureurs accepteront les déclarations de sinistres au-delà du délai réglementaire de dix jours à partir de l’arrêté ministériel. » Pour cela, la FFA invite sans tarder « chaque sinistré à contacter son assureur afin de pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement ainsi que d’avances sur indemnisation selon les besoins. »

Le rôle des mairies 


« La priorité est désormais au retour à la normale », écrivent les trois ministères dans leur communiqué de mercredi. Ils assurent notamment que « les collectivités locales sont et resteront mobilisées pour l’enlèvement et le traitement des déchets qui résultent des crues. » Parmi les dispositifs qui ont été mis en place au niveau des collectivités territoriales, les représentants régionaux des départements touchés doivent se tenir à la disposition des préfectures et des mairies afin de mettre en place les cellules de crise. Ou encore d’assurer des permanences d’information pour les assurés, explique la FFA.

182.000 sinistrés au printemps 2016 


Malgré tous les dispositifs de prévention qui ont été mis en place par les mairies en cas d’inondation, comment en est-on arrivé à de tels dégâts ? Des pluies particulièrement exceptionnelles se sont abattues sur des sols déjà saturés en eau. Ce qui a provoqué la crue de nombreux cours d’eau, provoquant le débordement de fleuves et rivières importants et capricieux tels que la Seine, la Marne, l’Yonne ou encore le Rhône et la Saône. Rappelons que les inondations qui avient touché la France en mai et en juin 2016 provoquèrent 182.000 sinistres déclarés auprès des assureurs, pour un coût supérieur à 1,4 milliard d’euros, selon le bilan de la FFA publié en mai 2017.

Ségolène Kahn

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