Gérer les risques aujourd'hui et demain

Risque d'inondations : des drones vont patrouiller le long des rives bordelaises

06-01-2017

Pour faire face aux risques d'inondations, la métropole de Bordeaux a fait appel à Air Marine et au groupement Sepia Conseils/Prolog Ingénierie afin de surveiller à l'aide de drones les 80 km de berges au bord de la Garonne et de la Dordogne.

Les drones d'Air Marine devront surveiller les ouvrages hydrauliques
des berges bordelaises afin de parer au risque d'inondation.
© Air Marine
C'est une décision musclée que vient de prendre la métropole de Bordeaux qui, depuis le 1er janvier, est devenue gestionnaire de ses digues. En effet, face au risque d'inondation le long des berges de la Garonne et de la Dordogne (connues pour leurs crues démesurées), la métropole Aquitaine a confié la surveillance par drone de 80km de ses berges à l'opérateur aérien Air Marine ainsi qu'au groupement spécialisé dans l'ingénierie des eaux pluviales Sepia Conseils/Prolog Ingénierie.

Surveiller des zones difficiles d'accès

D'habitude, le diagnostic des anomalies se déroulait depuis le sol : un technicien parvenait aux installations hydrauliques à pied ou par bateau afin d'effectuer son inspection. Mais ce type de mission s'avérait, dans bien des cas assez périlleuse, sachant que certaines zones inondées pouvaient être difficiles d'accès. D'où l'intérêt d'y parvenir par les airs. Le but étant pour les drones de répertorier et entretenir les ouvrages hydrauliques tels que les digues, indispensables à l'évacuation des eaux lors des intempéries, et d'en fournir une base photographique.

Travailler sur les deux rives simultanément

Pour les deux acteurs qui ont été sélectionnés sur appel d'offres, la mission, baptisée Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), consiste à piloter deux drones depuis une barge en mouvement, le but étant de capter les images sur les deux rives opposées et de manière simultanée. Il faut savoir qu'une telle opération requiert une grande maîtrise opérationnelle de survol car il s'agit de maintenir le dispositif à une vitesse constante, mais aussi de réaliser des opérations de décollage et d'atterrissage complexes.

Dans le cadre de ce contrat, la répartition des tâches s'est effectuée de sorte qu'Air Marine, spécialisé dans l'acquisition et l'enrichissement de données aériennes, soit en charge des prises de vues le long des berges. Les images générées seront ensuite délivrées au groupement Sépia Conseil/Prolog Ingénierie qui aura pour mission de réaliser une analyse complète des dispositifs hydrauliques et d'en fournir une base de données à la métropole bordelaise. La mission commencera à partir du 9 janvier 2017. Quant à la couverture des 80 km de berges, elle devrait être réalisée en 4 à 5 jours.

Ségolène Kahn

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