Gérer les risques aujourd'hui et demain

On n'en a pas fini avec le racisme au travail !

20-03-2017

La couleur et le nom d'une personne s'avèrent toujours être les critères les plus discriminatoires pour trouver un emploi selon l'étude du site de recrutement Qapa.fr.

Auditoire lors d’un briefing sur la lutte contre le racisme
au 21ème siècle. © ONU / Loey Felipe
A la veille de la Journée internationale contre la discrimination raciale de l'ONU chargée de remémorer la tuerie de Sharpeville en Afrique du Sud en 1960, où la police avait assassiné 69 manifestants contre l'apartheid, une étude vient d'être menée par le site de recrutement Qapa.fr afin de pointer du doigt les ségrégations raciales que subissent encore aujourd'hui les demandeurs d'emploi et salariés en France. Et les chiffres sont peu encourageants : à la question « Avez-vous déjà assisté à un acte raciste au travail ? », plus d'un Français sur deux répond par l'affirmative.

Peu de postes de cadres pour les gens de couleur


Le sondage, qui a été mené auprès de 19.323 personnes cadres et non-cadres sur Facebook entre le 10 et 16 mars 2017, accuse en premier lieu le caractère discriminatoire qui fait loi en France, dont plus de 98% des interrogés disent souffrir. Autre fait qui illustre catégoriquement ce sentiment : 75% des femmes et 63% des hommes interrogés réalisent qu'ils n'ont jamais eu de dirigeant ou bien de supérieurs hiérarchiques de couleur. Même son de cloche du côté des ressources humaines puisque 77% des femmes et 88% des hommes déclarent qu'ils n'ont jamais passé d'entretien d'embauche avec un DRH de couleur. Ce qui n'est pas sans envenimer la tâche pour une personne de couleur demandeuse d'emplois.

La couleur, le nom, le sexe sont les principaux critères discriminatoires


Si les femmes considèrent pour 37% d'entre elles que c'est la couleur de peau qui est en cause, 66% des hommes ajoutent à cela le nom, comme témoin de l'origine ethnique de la personne. Et ce, devant la religion et le lieu d'habitation. Si les hommes semblent moins souffrir de leur condition masculine puisqu'ils ne se considèrent pas victimes pour 87% des sondés, pour les femmes de couleur, c'est la double peine puisque, pour 51% des interrogées, le fait d'être une femme rend plus facile les actes racistes au travail. Ça promet...

Ségolène Kahn

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