Gérer les risques aujourd'hui et demain

Axon’ Cable devient la première entreprise à décrocher la norme ISO 45001 en France

12-04-2018

Délivrée en France par l’Afnor, cette norme de santé et sécurité au travail qui connaît ses premiers battements d’ailes depuis mars dernier, a pour objectif d’inciter les entreprises à mieux penser leurs lieux de travail, réduire l'exposition aux risques, notamment aux TMS, mais aussi faire reculer le nombre d’accidents de travail et de maladies professionnelles.

De gauche à droite : Joseph Puzo, président directeur général d'Axon' Cable ; Olivier Peyrat, directeur général du groupe Afnor ; Agnès Deuwel, responsable qualité-sécurité-environnement d'Axon' Cable. © Afnor
Depuis sa création en mars 2018, la norme ISO 45001, qui a pour but d’encourager les entreprises à valoriser la santé et la sécurité au travail (SST) de leurs salariés, semble faire son chemin auprès des entreprises tricolores. Seulement un mois après son entrée en vigueur, l’industriel marnais Axon’Cable vient d'ouvrir la voie en décrochant la première certification auprès de l'Afnor. Pour une entreprise de 2 000 salariés, dont la tâche est de produire des composants électroniques via des tâches complexes et à risques, on peut dire que les enjeux étaient de taille. Élaborée par des représentants de plus de 70 pays, cette nouvelle norme internationale est fondée sur le volontariat des entreprises désireuses de s’y conformer. Son objectif premier est de contribuer à réduire le nombre d’accidents ou de maladies professionnelles dans le monde et de changer les pratiques sur les lieux de travail. Inutile de dire que pour avoir le tampon, les entreprises doivent montrer patte blanche.

Quatre jours d'audit


En ce qui concerne Axon’Cable, l’industriel a été soumis à un audit de quatre jours dans son siège social durant lequel il a fallu prouver ses démarches en faveur de la SST. Pour ce faire, l’entreprise a dû fournir à son auditeur une liste de preuves d’engagement et d’actions mises en œuvre dans cette direction. Entre autres exemples, citons la création d’un document unique d’évaluation des risques professionnels, qui a donné lieu à l’aménagement de postes de travail ergonomiques tant dans les bureaux que sur les sites de production. Dans ce sillage, l’entreprise prévoit également d’améliorer son plan d’opérations à activer en cas de situation d’urgence.

Donner la voix aux collaborateur en matière de SST


Autre volet de cette démarche : la mise en place d'un outil d’évaluation chargé de prendre la température auprès des salariés. Motivation, ressenti ou stress sont autant de critères pris en compte. Quant aux résultats, ils sont transmis à une infirmière ou un médecin du travail. Cet outil d’évaluation, sous forme de logiciel, élargira ses compétences au fil du temps afin, par exemple, de lutter contre les troubles musculosquelettiques (TMS). Enfin, l’entreprise a décidé de donner plus d’importance à la voix de ses collaborateurs dans sa politique de SST, à travers cinq critères : bien-être, sport, nutrition, hydratation et échange. Dans ce contexte, l’industriel encourage également ses collaborateurs à signaler les accidents, même bénins, afin de mieux développer sa politique de prévention des risques.

Zéro accident du travail


A terme, l’entreprise nourrit l'ambition de réduire à zéro le nombre d’accidents du travail. Elle prévoit également de décrocher d’autres certifications. A commencer par la norme ISO 9001 relative à la satisfaction client, puis la conformité environnementale (ISO 14001). Elle envisage aussi de s'engager dans le développement durable à travers une démarche Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Ségolène Kahn

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