Gérer les risques aujourd'hui et demain

Quinten met le Big Data au service de la lutte contre la fraude fiscale et le financement du terrorisme

27-01-2015

Spécialisée dans la valorisation des données, cette start-up parisienne, s'évertue d'aider les banques et institutions financières à respecter les réglementations de déclaration à Tracfin, sans y laisser des fortunes en traitement.

Alexandre Templier, PDG de Quinten.
© Quinten
Créée fin 2008, la start-up parisienne Quinten s'est spécialisée d'emblée dans la valorisation stratégique des données. « Il s'agit de voir comment extraire de la valeur de ces données, qu'elles soient massives ou non, dans l'efficacité du fonctionnement des organisations, leur productivité, la progression de leurs parts de marché..., explique Alexandre Templier, PDG de Quinten qui réalise 2 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie une vingtaine de personnes. Dans cette perspective, nous avons développé un algorithme qui permet d'explorer 45 milliards de données à partir d'une liste d'à peine 45 items ! Notamment pour faire de l'optimisation en conception. »

Mais le prochain cheval de bataille de Quinten  consiste à aider les banques et institutions financières dans leur lutte contre la fraude fiscale et le financement du terrorisme. « Il est de la responsabilité des établissements bancaires de surveiller les transactions de leurs clients afin d'alerter, le cas échéant, les autorités . En particulier Tracfin, le service de renseignement rattaché au ministère chargé de l’Économie et des Finances, qui lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », reprend Alexandre Templier.

Parmi les centaines de millions de transactions scrutées par les banques chaque année, quelques centaines de milliers sont automatiquement classées suspectes en fonction de critères pré-définis. De ces centaines de milliers de transactions suspectes résultent quelques milliers de dossiers instruits qui donneront, à leur tour à peine quelques centaines de déclarations à Tracfin. « En clair, cela revient très cher aux banques, pour très peu de dossiers instruits et transmis à Tracfin ! », calcule le PDG de Quinten dont l'idée consiste à recourir au calcul massivement parallèle sur ses propres ordinateurs pour accélérer la recherche et réduire les coûts de la traque. Tout en évitant les faux positifs.

Erick Haehnsen

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Vos réactions (1)

  • Nécessaire ? Surement !

    31.01.2015 | 17:51

    Oui bien sûr dans un monde Digital ou le virtuel devient parfois un réalité qui n'est pas sans poser questions.
    Compliments à Quinten

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