Gérer les risques aujourd'hui et demain

Le smartphone, l’outil clé du contrôle d’accès

09-05-2017

La technologie mobile gagne du terrain par rapport aux méthodes de contrôle d’accès traditionnelles tels que les badges. Parmi les avantages du smartphone : son ergonomie à toute épreuve.

Les applications mobiles proposent des badges virtuels sur smartphone © HID Global
Selon le cabinet d’analyse américain Gartner, 20% des entreprises utiliseront les smartphones à la place des badges d'accès physiques dans les trois ans à venir. Et ce alors qu'en 2016, seul 5% des entreprises en utilisaient pour accéder aux bureaux et autres locaux. « La place grandissante du smartphone dans le domaine du contrôle d’accès est né de la volonté des directeurs de sécurité de faciliter l’adhésion à la politique de sécurité de l’entreprise, explique Vincent Dupart, dirigeant de STid (CA : 7,2 millions d'euros), spécialisée dans les technologies d’identification sans contact, basée à Gréasque (13) qui compte révéler ses prochaines innovations lors du salon APS (du 26 au 28 septembre à la Porte de Versailles).

La plus grande faille dans la sécurité d’une organisation est le facteur humain. Car un employé badge en moyenne 11 fois par jour et pour 98% des personnes, ce geste représente une contrainte. » C’est ainsi que l’on préfère laisser une porte ouverte et que l’on ouvre une brèche dans la sécurité de l’entreprise. Le smartphone s’impose ainsi comme une nouvelle forme de contrôle d’accès, si ergonomique qu’il en devient instinctif.

Deux technologies cohabitent. La technologie Near Field Communication (NFC) est utile pour de courtes distances entre le téléphone et la tête de lecture mais ne se retrouve que sur Android, Apple ayant bridé sa puce pour la limiter au seul usage de son système de paiement sans contact Apple Pay. Le Bluetooth présente l’avantage de couvrir de plus grandes distances et d’être un standard de communication. « L’arrivée du nouveau standard de Bluetooth Low Energy (BLE) ouvre des perspectives intéressantes en termes de contrôle d’accès, ajoute Vincent Dupart. La consommation de batterie est optimisée, la sécurisation de données renforcée. »

 
Grâce au BLE, la portée entre le smartphone et la tête de lecture atteint 60 m de distance. Utile pour un portail extérieur, par exemple. STid, qui vient de remporter le prix de la meilleure application mobile pour sa solution de contrôle d’accès STid Mobile ID décerné par l’Association de l’Industrie de la Sécurité (Security Industry Association - SIA), a développé différents modes d’identification. Du mode mains-libres, sans contact nécessaire, à la fonction remote où l’on commande l’ouverture de la porte, en passant par le double tap (l’employé touche deux fois son smartphone, même à travers sa poche), la solution s’adapte aux contraintes de l’accès.

Les données sensibles peuvent être hébergées
on-line ou off-line.
© STid
Une technologie complémentaire

Car l’objectif du smartphone n’est pas de remplacer intégralement les cartes physiques mais de proposer de nouvelles façons de s’identifier. « On ne peut obliger les employés à détenir un smartphone », explique Patrice Denos, responsable du département Security management & Identification Systems à Nedap France (CA : 25 millions d'euros), basée à Eragny-sur-Oise (95), qui commercialise la solution Mace, un lecteur pour l’identification des individus via smartphone. « La place du smartphone, d’un point de vue de fabricant, est grandissante mais il n’a pas encore trouvé toute sa place, renchérit Sylvain Voulfow, directeur marketing chez Aasset Security que l'on retrouvera aussi sur le salon APS. Le smartphone est un support privé qui la plupart du temps appartient au collaborateur. En outre, le badge fait preuve d’une stabilité technique forte : les risques de destruction et de panne sont quasi inexistants, il n’y a pas de contrainte d’alimentation et il peut se remplacer facilement. » Mais les fabricants en ont bien conscience, quand un employé oublie son badge chez lui, il ne fait pas demi-tour. Quand c’est son portable, si. Et d’un point de vue financier, l’avantage est au smartphone. « Un badge virtuel coûte entre 3 et 4 fois moins cher qu’un badge classique », reprend Vincent Dupart de STid. L’application STid Mobile ID est gratuite et propose une carte gratuite. Autre coût supprimé : l’administration du badge. 

Côté sécurité, balle au centre. Le smartphone permet une gestion dynamique des droits. A distance et en temps réel, le directeur sécurité peut ainsi autoriser ou supprimer l’accès au bâtiment. HID Global, montrera suer le salon APS pour sa solution HID Mobile Access un portail web dans le cloud, qui permet de gérer les identités des employés de l’entreprise. « Notre technologie Seos reprend les standards de l’informatique et se rend indépendante du média, explique Martial Gonzalez, directeur des ventes pour l’Europe du Sud. L’identifiant est encrypté, signé et lié au support qui le transporte pour éviter toute malveillance. » Une technologie qui ouvre la porte aux objets connectés. Apple Watch est déjà supporté par la solution HID Global. STid quant à lui offre des solutions Off-line ou On-line avec la possibilité d’héberger les données sensibles au sein de l’organisation.

Caroline Albenois

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