Gérer les risques aujourd'hui et demain

Une femme pour réguler les activités privées de sécurité

06-03-2018

Élue présidente du Collège du CNAPS, Valérie Derouet-Mazoyer est une spécialiste de la sûreté nucléaire. Elle est aussi administratrice du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS) et de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN).

Valérie Derouet-Mazoyer, présidente du collège du CNAPS.
© D.R.
À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars), le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) élit justement à la présidence de son collège une femme : Valérie Derouet-Mazoyer. Membre depuis 2012, présidente de sa commission de normalisation, puis vice-présidente depuis 2015, elle a été élue ce 5 mars à l’unanimité pour un mandat allant jusqu'en 2020. Ainsi succède-t-elle à Alain Bauer dont, selon Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, « le mandat s’achève après 6 ans d’une action résolue en faveur du développement de la sécurité privée et de son meilleur contrôle. » Le Collège a également élu Stéphane Volant à la vice-présidence.

Un collège de 25 personnalités

Né en 2012 d’une volonté commune de l’État et de la profession, le CNAPS est le régulateur du secteur de la sécurité privée en France. Lequel a généré en 2017 un chiffre d’affaires de près de 6 milliards d’euros et emploie près de 170 000 agents au sein de 9 000 établissements. Placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur – qui est exercée par le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) – le CNAPS assume trois missions : délivrer la carte professionnelle aux agents de sécurité privée, assurer une action disciplinaire au travers de ses contrôles ainsi qu’une mission de conseil et d’assistance au secteur. Rappelons aussi que le CNAPS est administré par un collège qui remplit les fonctions d’un conseil d’administration. Celui-ci se compose de 25 membres dont onze représentants de l’État, un magistrat du parquet général près la Cour de cassation, un membre du Conseil d’État, huit personnes issues des activités privées de sécurité et quatre personnalités qualifiées. 

Une spécialiste de la sûreté nucléaire

Pour sa part, Valérie Derouet-Mazoyer est actuellement directeur auprès du directeur exécutif groupe parc nucléaire et thermique d’EDF, coordonnateur du comité stratégique de la filière nucléaire chez EDF, après avoir exercé des fonctions de dirigeante chez EADS (Airbus Group), Areva, Cogema et Compagnie générale des eaux. À cet égard, c’est une grande « spécialiste des enjeux de sûreté nucléaire », souligne Gérard Collomb. Par ailleurs, elle est administratrice du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS) et de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN). Diplômée de l’École des mines de Paris et de l’IHEDN, elle est aussi colonelle de réserve opérationnelle de l’armée de l’air. De son côté, Stéphane Volant est secrétaire général de la SNCF, où il exerce notamment la tutelle de la direction de la sûreté, et président du Club des directeurs de sécurité et de sûreté des entreprises (CDSE) depuis 2017. Il est également administrateur de l’IHEDN et de la Fondation Saint-Cyr. 

Erick Haehnsen

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