Gérer les risques aujourd'hui et demain

HP lance une websérie axée sur la cybersécurité

22-02-2017

Intitulée "The Wolf", cette série de courts épisodes met en scène Christian Slater en train de pirater les imprimantes et ordinateurs non protégés d'une entreprise. Décoiffant !

Malgré l'aspect publicitaire de cette websérie en faveur
des imprimantes HP, ces courts métrages illustrent
une réalité effrayante.
© TCA-innov24 / Capture d'écran de la série
En septembre 2016, une simple webcam avait laissé ouvert le passage à une attaque en DDoS [Distributed Denial of Service ; déni de service distribué] de très grande ampleur contre Dyn DNS, le plus grand gestionnaire de noms de domaines états-unien. La même année, 900.000 boxes Internet de l’opérateur Deutsche Telekom avaient été piratées. Le point commun à tous ces attaques : le virus Mirai, surnommé "l'étoile noire" des botnets (réseaux de serveurs piratés, utilisés pour mener des attaques massives) soit l'un des malwares les plus dangereux de sa génération, capable de s'introduire par le biais d'un objet connecté (OC) non sécurisé dans les réseaux des entreprises. Avec un milliard d'OC non protégés et de tels virus, il faut se l'avouer, la situation est digne d'inspirer les films de braquage de demain ! En témoigne HP qui vient de lancer une websérie intitulée "The Wolf" [en français : Le loup] qui met en scène un cyberpirate s'introduisant dans les réseaux d'entreprise comme le loup dans la bergerie. « À mesure que l'univers des périphériques connectés croît de façon exponentielle, la sophistication et l'ampleur des cyberattaques font de même », commente Antonio Lucio, directeur marketing et communication chez HP.

Reprendre les codes du film d'action

Si le but final de ces courts métrages reste d'inciter à l'achat d'imprimantes et de PC sécurisés de la marque du constructeur nord-américain, la série qui tient davantage lieu d'une publicité que d'une réelle série, n'en fournit pas moins des images de qualité. Reprenant les codes des films d'action en vogue tels que Resident Evil (musique électro de suspens, plans accélérés, ambiance sulfureuse sous la pluie et la brume, héro sardonique, esthétique corporate...) la série met en scène l'acteur Christian Slater en Loup de Wall Street, dont le but est non pas de s'enrichir dans la spéculation mais de s'infiltrer par le biais d'OC non protégés (imprimantes et PC) dans les réseaux de grands groupes afin de lancer des attaques multi-ciblées. « Le piratage informatique est un fléau qui ne cesse de s’aggraver pour les entreprises et les particuliers. La proposition m’a séduit parce qu’elle permet d’alerter le public sur les mesures à prendre pour contrer efficacement les cyberattaques », souligne à cet égard Christian Slater.

S'engouffrer dans les failles des objets connectés

Pour illustrer ce fait, le hacker montre, dans le premier épisode, qu'un simple téléphone est nécessaire pour pirater le système d'exploitation d'une imprimante qui n'a pas été dotée d'une protection anti-virus. De quoi faire irruption sur le réseau et avoir accès à toutes les données du groupe. Dans le second épisode, l'action se passe durant une fête de bureau qui célèbre l'anniversaire d'une collaboratrice. A cette occasion, il suffit au loup d'envoyer un mail à cette dernière dans  lequel il lui offre une séance de spa. La collaboratrice l'ouvre et l'imprime, donnant ainsi accès à un virus d'envergure à tout le réseau de l'entreprise. Enfin, retenons dans le troisième épisode, une offre de capitalisation confidentielle dont les données financières ont été subtilisées car les PC du groupe n'étaient pas équipés d'un système de défense au niveau du Bios [Basic Input Output System ; en français : système élémentaire d'entrée/sortie], à savoir un langage informatique contenu dans la mémoire morte (ROM) de la carte mère d'un ordinateur ou d'un périphérique permettant d'effectuer des opérations de base.

« Christian Slater joue avec brio un hacker ambivalent, à la fois charismatique et glaçant. Très apprécié dans le monde des technologies et de la cybersécurité, il est l’acteur idéal pour alerter les entreprises, souvent démunies en cas de cyberattaque. Vous découvrirez très bientôt comment l'histoire de « The Wolf » évolue et la façon dont HP Secure permet de contrer les cybermenaces des entreprises », indique Antonio Lucio. La série a été réalisée par Lance Acord, nominé aux Oscars et co-fondateur de Park Pictures. Mais aussi produite par Kirk Baxter déjà récompensé de plusieurs Oscars. Malgré la publicité pour les imprimantes HP émergeant de l'obscurité à la fin de chaque épisode, il n'en demeure pas moins que ces courts métrages illustrent une réalité effrayante. On a donc quand même hâte de découvrir les prochains épisodes.

Ségolène Kahn

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