Gérer les risques aujourd'hui et demain

Diapason, l’app qui soigne les acouphènes

09-03-2018

Développée par la start-up Immersive Therapy, cette application évalue la gravité des acouphènes, afin de proposer un parcours thérapeutique pour se soigner de manière autonome et ludique. En cela, Diapason pourrait bien intéresser les acteurs du BTP, dont les collaborateurs soumis à des activités extrêmement bruyantes sont susceptibles de développer ces troubles auditifs.

Travailleur utilisant un marteau-piqueur sur un chantier de BTP.
© Patrick Delapierre pour l'INRS
Marteau-piqueur, démolition de bâtiment, découpe de matériau, soudure… Les artisans du BTP sont fréquemment soumis à des activités dont le niveau de bruit est très élevé. Conséquence : ces derniers sont susceptibles de développer des acouphènes, qui sont en fait des troubles auditifs se manifestant par des bruits parasites (sifflements, bourdonnements, cliquetis) que seul la personne affectée peut entendre. Pour lutter contre ce fléau, la start-up Immersive Therapy vient de présenter, à l'occasion de la 21ème édition de la Journée nationale de l’audition (JNA) le 8 mars dernier, Diapason, une application conçue pour soulager les acouphènes. 

Evaluer le niveau d’acouphène 

Tout d’abord, l’application se propose d’évaluer le niveau d’acouphène par le biais d’un audiogramme ludique. Ce procédé caractérise le niveau et la tessiture de l’acouphène. S’en suit un questionnaire sur le ressenti de l’acouphène (fréquences, moment de la journée, degré de gêne…). Objectif : diagnostiquer et qualifier l’acouphène.

Un traitement sous forme d’activité ludique

Une fois la maladie bien identifiée, l’utilisateur pourra suivre un parcours quotidien sous forme d’activités thérapeutiques ludiques destinés à soigner cette pathologie. Cette thérapie prend la forme d’un « serious game » durant lequel l’utilisateur est plongé quelques minutes dans des jeux de type arcade, qui lui permettent de facilement s’astreindre à cette routine sonore. Enfin, un travail psychologique inspiré des thérapies cognitives et comportementales est mis en place afin d’aider le patient à prendre de la distance avec ce son parasite et à vivre avec sans ressentir de gêne continuelle. Résultat, la start-up assure qu’il suffit de seulement quelques minutes par jour durant quelques mois pour obtenir de bons résultats. 

Une équipe de professionnels au service de l’application

Cette thérapie a été validée pour chacune de ses étapes par des médecins ORL. En particulier Catherine de Waele, médecin ORL et directrice de recherche au CNRS. Sachant que cette dernière travaille à CognacG (une unité mixte de recherche CNRS qui regroupe l'IRBA-Institut de Recherche Biomédicale des Armées, l'université de médecine Paris-Descartes et l'ENS Cachan) en lien avec CentraleSupélec.

Ségolène Kahn

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